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# 29 - Lundiclip (8) - Days par Creep (feat. The XXs Romy Madley Croft)

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique , , | Le jour où on était le 2.3.11

Une fois de plus les publications du blog se sont un peu espacées, la faute à pas l'temps.

Creep, donc, fait l'objet du lundiclip (en retard) de la semaine. Non, on ne parle pas ici de Creep, le célèbre titre de Radiohead, mais d'un groupe nouveau venu sur la scène de l'electronica cold wave, et composé de deux filles, dont notamment  Lauren Flax, DJette de Detroit connue pour ses remixes avec Fischerspooner et Le Tigre. Sur Days (titre présenté) Romy Madley Croft (aka la voix des XX) fait d'ailleurs un featuring vocal remarqué. Le résultat ? La collision d'une lande d'electronica glaciale avec la douceur de la voix de Romy, ou l'effet d'un bonbon Fisherman's Friend qui rafraichit et réchauffe en même temps.


Donc. Les deux filles là, ça fait plus de deux semaines qu'elles donnent le buzz sur internet avec leur EP. Le clip de Days en revanche est tout récent, et réalisé par Warren Fischer, la tête à penser (aussi bien en musique qu'en video-art) de Fischerspooner, excusez-du peu.

Un clip flippant et ensorcelé. De belles couleurs et quelques transitions réussies, mais pour le reste, surtout une ambiance, quelque part entre le jeu de lumières un peu vain et le film d'horreur. Impression partagée mais tout de même positive. (Et de toutes façons j'ai juste super hâte d'écouter l'album que donnera vraisemblablement un jour cette collaboration.)



Wikio

#5 L'album du groupe prometteur du moment - The XX

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique | Le jour où on était le 21.10.09

The XX (prononcez "exex") a bénéficié d'un énorme buzz sur internet ces derniers temps, dans la catégorie indie brit rock en couches culottes. C'est en effet un coup d'essai - doublé d'un coup de maître qui a surpris et ravi bien des critiques - que cet album éponyme pour les 4 jeunes londoniens qui ne sont agés que de 19 ans.


The XX, c'est corrosif

"Pfff. Encore un groupe anglais en The", se dit déjà l'auditeur blasé et qui s'attend d'avance à des riffs acérés bien carrés et à des atmosphères éléctriques sur-saturées, avant de former un O étonné de sa bouche lorsque l'écoute de l'album le fait entrer dans un univers doux et atmosphérique un rien shoegazing, un rien new wave, un rien 80's en somme. Et encore, on est loin du shoegazing, car point de drones saturées, point de guitares sussurant leur rythmique aérienne distordue en chœur (pour cela, je vous parlerais sûrement d'un groupe des 80's intitulé Slowdive, un jour). Vous vous en rendrez vite compte, la guitare électrique n'a ici pas grand chose de ryhtmique, présentant le plus souvent un son clair pour quelques arpèges minimalistes et entêtants.

C'est toute une strate sonore qui est ainsi laissée vacante grâce au repos des guitares, et qui permet au chant de distiller sa douce et calme sensualité, mâtinée de discrètes lignes de basse, et à l'occasion, des sonorités new wave d'une boîte à rythmes. Car en dépit de la jeunesse de ses musiciens, The XX surprend par sa maturité, dans la construction de son jeu et par la retenue du chant (masculin et féminin), comme éthéré.

Alors bien sûr, certains titres se ressemblent un peu, et il reste encore au groupe à faire ses preuves sur scène. Mais pour un premier album, pour coup d'essai, c'est une belle fulgurance, un voyage musical apaisant et apaisé qui incite à l'introspection.

Les extraits : Crystallised, qui est le deuxième single, puis Infinity, qui est sûrement l'une de mes tracks préférées de l'album.