# 40 - Ane Brun, l'excentricité jazz et folk qui venait du froid

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique , | Le jour où on était le 30.9.11


Ane Brun c'est ma trouvaille du jour, sur laquelle j'aurais envie de coller l'étiquette "Attention talent", comme à la Fnac (mais si, vous voyez bien). Sorte d'Agnes Obel norvégienne et non danoise, aux compositions oscillant entre jazz et folk, entre chaud et froid, entre joie solaire païenne et mélancolie profonde. C'est bon, c'est très bon, fluctuant d'un morceau à un autre, jamais tout à fait identique mais toujours surprenant.


"La chanteuse de Schrödinger, elle est là et elle n'est pas là en même temps."

Extraits choisis sur Do you remember, et son clip rétro tout à la fois insensé et plein d'esprit. Et sur l'autre face de la même pièce lancée encore en apesanteur, l'indescriptible mélancolie de The puzzle.






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#39 - Warpaint - Les filles s’en vont en guerre

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique , | Le jour où on était le 23.9.11

Article rédigé pour et publié sur Geekdemusique.com


Sur le front à la population sans cesse renouvelée des groupes de pop rock indé branchés du moment, les filles tiennent une place de choix, en première ligne au champ d’honneur, les guitares et autres instruments fièrement levés, prêts à en découdre. Ce ne sont pas des exemples comme Au revoir Simone, CSS ou autre Zola Jesus qui vont nous dire le contraire.

Mais Warpaint n’est pas n’importe quel combat. Celui-là fleure bon le Far West d’un rêve californien, celui de quatre américaines portées par Los Angeles dans une alchimie musicale aérienne à la fois rock, vocale et mélancolique. Un groupe féminin sans être trop ostentivement féministe, un groupe classe mais sexy, aux inspirations à la fois folk et new-wave qui taquinent même parfois allègrement le psychédélisme à la Pink Floyd.


Warpaint, sans fard mais jamais sans guitare

Peut-être que finalement, brûler ses soutiens-gorge comme en 1968 serait aujourd’hui inutile voire carrément old-school, et que le must du moment serait de s’en aller courir dans les hautes plaines sans oublier son maquillage, y avoir un rêve initiatique ou deux, puis s’en revenir des lignes de guitare plein la tête, fonder son propre all-girls rock band.



Warpaint - Majesty (Rough Trade Sessions)


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# 38 - Paradoxes musicaux # 1 - La gamme de Shepard

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique | Le jour où on était le 29.5.11


Une fois n'est pas coutume, il n'y aura pas de découverte de musicien à la clé dans cet article, mais un programme un peu plus introspectif, si ce n'est théorique, sur la façon dont notre sens auditif peut parfois nous tromper. Intéressons-nous donc, via quelques exemples, aux bizarreries liées à notre perception de la musique, et prenons la peine des détours théoriques qui en expliqueront les raisons cachées.

Au royaume des paradoxes géométriques et des objets impossibles, l'escalier de Penrose est un exemple bien connu, tirant partie d'une subtilité (chevauchement de lignes parallèles) dans la représentation en deux dimensions de la perspective, qui donne l'impression visuelle d'un escalier montant (ou descendant) sans discontinuer. Cet exemple d'ailleurs largement repris par Escher dans certaines de ses gravures les plus connues, et à ce stade vous vous demandez sûrement où diantre je peux bien vouloir en venir, surtout sur un blog par ailleurs consacré au media sonore.

 
Escalier de Penrose, et une de ses représentations par Escher

Habitués que nous sommes à dépister les paradoxes visuels et autres illusions d'optique (à moins que ce ne soit surtout le sous-produit de la médiatisation grandissante de ces derniers), nous le sommes moins avec l'ouïe. Laquelle n'est pourtant pas à l'abri d'erreur de discernement lorsqu'on la soumet à certains paradoxes sonores.

Le pendant sonique de l'escalier de Penrose, en acoustique ce serait ce qu'on appelle la gamme de Shepard, c'est à dire un son qui semble (de façon continue ou discontinue, mais l'illusion est d'autant plus saisissante sur un glissando continu) devenir de plus en plus aigu (ou grave) sans pour autant faire exploser nos oreilles à coup de basses ou hautes fréquences. La preuve par l'exemple ci-dessous.



Glissando descendant de Sheppard-Risset

Un son qui ne laisse pas indifférent, et qui a de quoi perturber, n'est-ce pas ? Mais puisqu'on reste dans le domaine de l'audible, c'est qu'il y a une astuce, une pirouette, et que tout comme dans l'escalier de Penrose, on tourne en rond. Place à l'explication : le son précédent semble monocorde, mais est en fait constitué de 5 octaves simultanées (ce qui n'a rien de bien étonnant, un instrument de musique quelconque renvoyant souvent des multiples entiers - soit donc des octaves - de la fréquence à laquelle il est joué, sous la forme d'harmoniques). Est alors perçue la hauteur coïncidant le mieux avec le seuil d'audibilité, et on comprend qu'avec le déplacement de la courbe de Gauss vers les hautes ou les basses fréquences, on remplace une hauteur par une autre du fait de l'imperfection de notre audition.



D'une façon un peu moins théorique et un peu plus expérimentale, ce phénomène peut aussi s'appréhender sur le spectrogramme du son (en abscisse le temps, en ordonnée la fréquence, en couleur l'intensité du son), ici sur une gamme de Shepard ascendante. On voit que lorsqu'une octave aigue "sort du champ" de perception, elle est remplacée par une octave dans les basses fréquences qu'on ne perçoit pas tout de suite, mais qui vient prendre la relève et assurer l'illusion d'une augmentation continue dans la tonalité.


Spectrogramme d'une gamme de Shepard ascendante

Pour utiliser un autre raccourci, une autre analogie assez proche, cette progression serait à notre ouïe ce que le Barber's Pole est à notre vue.

Barber's Pole

A titre d'illustration, et pour rester dans le domaine des musiques ambient ou trip hop qui me sont chères, ce titre de The Future Sound of London contient un glissando de Shepard, aux alentours de 1 minute. Je me souviens encore de la sensation très étrange que j'ai ressenti à la découverte de ce titre, et je ne suis pas fâchée de pouvoir enfin mettre un nom et une explication derrière ce phénomène.




Même sans pour autant convier les rois de la musiques électro expérimentale des années 1990 comme je viens de le faire, on peut trouver des exemples d'utilisation de la gamme de Shepard en musique "classique", notamment chez Tchaikosky dans sa Symphonie N° 6 (celle qui fut surnommée "la Pathétique") Ecouter un extrait (clic clic) passage, et également par Bach (quoi que ce soit moins frappant que chez Tchaikovsky) Ecouter un extrait (clic clic).

Nos oreilles peuvent donc se faire piéger au jeu des illusions, mais bien plus sournois encore, il est certaines interprétations de ces illusions qui peuvent varier suivant les sujets et dépeindre une variabilité sociale des plus saisissante. A cet effet j'écrirai prochainement sur le paradoxe du triton lequel découle aussi de la gamme de Shepard, mais ce sera à l'occasion d'un prochain article, car il se fait tard et demain il paraît que je travaille.

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#37 - Persian Pelican

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique | Le jour où on était le 18.5.11


Une fois n'est pas coutume, ce blog va vous parler d'artistes peu connus, mais pour la bonne cause du je connais quelqu'un qui connait quelqu'un qui ... a réalisé ce clip. Et je le trouve plutôt chouette, ce clip, pas vous ? Persian Pelican (myspace), folk music de Barcelone, clip tourné en Italie.






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#36 - Copinages (et autres collisions frontales ou latérales) entre sons et images (Sac à idées mal démêlées #1)

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique | Le jour où on était le 17.5.11


[Warning préalable : ce qui suit n'a pas vocation à être exhaustif. Il s'agit d'un petit état de l'art totalement ouvert, écrit pour mon propre souvenir sur des sujets sur lesquels j'ai beaucoup d'intérêt ces derniers temps, mais sur lesquels je ne pourrais en aucun cas prétendre à une parole d'experte ou de spécialiste.] 

Qui n'a jamais rêvé d'écouter une oeuvre picturale les yeux fermés, ou de voir une symphonie en Technicolor ? Ou encore, pour celles et ceux dont les perceptions se chevaucheraient un peu ("A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu" ... Une légère synesthésie, nous apprendraient les sciences cognitives), d'être capable de le formaliser et de le conceptualiser, voire de créer des outils ad-hoc - en l’occurrence des interface - pour permettre le dialogue à deux voix - thème et traduction - entre les langages de la sensibilité visuelle et de la sensibilité musicale ? 

Du son à l'image - spatialisation et illustration sonore en temps réel

Ne me répondez pas "non", car c'est ce que vous faites malgré vous à chaque fois lorsque vous écoutez de la musique sur ordinateur, si vous avez installé un de ces populaires plug-ins de visualisation qui existent tant chez Winamp que chez Windows Player et consorts, pour nous improviser fractales et autres kaléidoscopes esthétisants en temps réel. Ce qui est bien la preuve qu'on peut facilement interfacer des dispositifs de créations d'image partant d'un son au format numérique, dont toutes les caractéristiques d'onde sont connues car déjà échantillonnées (et puisque "reproduites" au travers d'un haut-parleur - même si cela a dû passer par une compression impactant la qualité du son).


Vu que mon ordinateur était sourd comme un pot de fleurs, je lui ai appris à me parler en musique visuelle... (Malheureusement il continue à être désespérément docile comme une pierre et à ne faire que ce que je lui demande.)

Il s'agit là d'une utilisation bien connue mais surtout récréative, le but étant vaguement esthétisant : fournir une image mouvante en temps réel flattant les sens de l'auditeur qui regarde son ordinateur. Dans un autre registre, celui de l'illustration visuelle de concerts, il y aurait beaucoup à dire sur le Vjing (vidéo-dj-ing, cliquez-donc). Je ne connais pas grand chose à cette discipline donc je ne m'étendrais guère, mais en schématisant au maximum, il s'agit des animations visuelles, comportant une part de temps réel, une part de préparation à l'avance, et une marge d'intervention de l'artiste VJ en temps réel, qu'on peut voir lors de certains concerts, en particulier dans le domaine des musiques électroniques.

Tout cela est bien joli (littéralement très joli), mais on peut aussi se demander à quoi ça sert, en dehors du champ de l'illustration artistique. Quel est l'intérêt à traduire les sons en image ?

Les expérimentations (et pas forcément simples illustrations) artistiques actuelles, dans le joyeux pelle-mêle qui leur est propre, peuvent aider à répondre à cette question, et en l'occurrence la réponse peut-être affirmative. Et à la rescousse je m'en vais convoquer un exemple qui m'a assez marquée : Seconde Nature (clic clic) est une installation artistique de Matt Pyke et de Karsten Schmidt  mêlant  perceptions visuelles et sonores : en entrée du système, il y a les sons qu'on lui soumet, lesquels génèrent des arborescences sphériques via un algorithme, ce qui permet aux deux designers de donner à chaque type de son une identité graphique. 

Chaque typologie de forme est ensuite en mesure d'être associée à un style musical. (Même si dans les faits, j'ai l'impression que les typologies ont été obtenues via sons brefs, en témoignent leurs vidéos de démonstration. Mais qu'importe, ça ne va pas froisser mon enthousiasme pour autant.). On est loin des effets colorés divertissants d'un programme informatique grand public, ici la représentation visuel se voit enfin adjoindre d'une finalité : celle d'une reconnaissance et d'une capacité à "trier" la musique en diverses typologies. 

Et c'est là que les choses deviennent réellement intéressantes, peut-être : l'algorithme a changé la musique en symboles visuels simplifiés et intelligibles pour qui va les lire.


Trajectoires des gluons dans une collision de particules réalisée au CERN ? Tout faux, symboles musicaux déterminés par un algorithme. (De l'inconvénient d'employer le mauvais dictionnaire face aux symboles)

Dans le domaine des transformations de la musique vers des images, il y aurait encore beaucoup à dire. Je vais notamment citer le site de The Music Animation Machine, décrivant les expérimentations des 25 dernières années (clic clic). N'hésitez pas à lire un peu, car c'est franchement intéressant. Et pour le plaisir des yeux, ce que te tels programmes peuvent donner en terme d'illustration graphique dans une petite vidéo ci-dessous. 



Animation par Music Animation Machine sur l'Arabesque 1 de Debussy


De l'image au son - jouer de la musique en traçant des signes sur le sable (écrire sur l'eau, comme dirait John Cage)

Il y a de quoi baratiner au vu de l'angle précédent (A savoir son ->), et je ne m'en suis d'ailleurs pas privée (pauvres de vous qui m'avais lue jusque là, rassurez-vous il est encore temps d'arrêter et de faire quelque chose de constructif de votre temps, non ?). Mais qu'en est-il du schéma inverse, de la génération directe d'un son à partir d'une image ? Outre la lecture musicale à partir d'une partition et de ses symboles, s'entend. Et encore, les expérimentations du XXième siècle ont cherché à chambouler la notation musicale occidentale traditionnelle via le concept de partition graphique (clic clic), lequel s'avère dans les faits plus ou moins fumeux suivant leurs instigateurs (Je pense notamment à John Cage). 


Exemples de partitions graphiques par R. Haubenstock-Ramati (gauche) et J. Cage (droite)

Le but étant souvent de maximiser la place accordée à "l'interprétation" sensible d'un interprète, dont le libre arbitre se voit possiblement convoqué pour orienter l'interprétation. Encore une fois, c'est bien joli, mais encore une fois, on est bien éloignés d'une réciprocité idéale et immédiate entre son et image

L'idée serait donc d'automatiser l'interface son -> image afin de figer par l'algorithmie des règles de conversion. Le CEMAMu (Centre d'Etudes de Mathématique et Automatique Musicale) a sur ce sujet développé des expérimentations très intéressantes en mettan au point dans les années 1970 une première version de l’UPIC (clic clic), tablette graphique reliée à un ordinateur, avec un affichage vectoriel, sur lequel l'utilisateur dessine les formes d'ondes et les enveloppes de volume, qui sont ensuite traitées par l'ordinateur. En 1987 est produite une version temps-réel, et les développements continuent ainsi jusqu'à l'aboutissement par exemple du séquenceur graphique (car c'est de cela dont il s'agit dans le cadre d'une telle démarche) open-source Iannix. Il existe par ailleurs d'autres outils du même type, citons à titre d'exemple le logiciel Coagula (clic clic).








IanniX from IanniX on Vimeo.


Plus grand public, on pourrait aussi citer les outils de séquençage MIDI (clic clic) qui permettent de produire de la musique selon une certaine convention à partir de ce qui relève de la partition graphique.


Le séquençage MIDI : une partition graphique, si on veut ...

Ce genre de questions est également au coeur des préoccupations intéressant les programmes de recherche de l'IRCAM (tu m'étonnes John.)

Une telle forme d'article expérimental se qualifiant lui même de "sac à idées mal démêlées", il arrive désormais le moment de conclure, et même si on est encore un peu sur sa faim et que le sujet est (et heureusement) bien loin d'être épuisé. On se rend compte à quel point tout cela réveille des fantasmes artistiques à peine enfouis (je pense notamment à un Klee (clic clic) ou un Kandinsky (clic clic) lesquels ont cherché et même théorisé des correspondances graphiques avec le rythme et la tonalité) et dépasse de beaucoup le cadre de la petite promenade intellectuelle amateuriste que décrit cet article. Et autant pour les diverses aspirations à l'art total qui ont ponctué la vie artistique depuis le 19ème siècle.


Paul Klee, Polyphonie (1932)

Et ça me paraît être une très belle image pour clore cet article.

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# 35 - Petit interlude sylvestre

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique | Le jour où on était le 17.5.11


Petit interlude sylvestre (Promenons-nous dans les bois, etc.) avant une fournée de nouveaux articles qui n'attendent que la touche finale avant d'être publiés. Même s'il s'agit in fine d'une publicité japonaise pour un téléphone portable, l'idée reste cependant d'une folle élégance toute orientale.

[Cantate BWV 147, J.S. Bach, interprétée par la loi de la gravité devant un parterre d'arbres forestiers]




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# 34 - Le son du vendredi (13e clip) - Candy Walls par Trust

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique | Le jour où on était le 22.4.11

Episode #34 où j'abandonne effectivement le principe de la numération sous libellé Lundiclip, puisque je suis infichue d'attendre les lundis et uniquement les lundis pour publier les vidéos qui me plaisent lorsque j'en ai dénichée une. (Daz Soünds reconnait - et assume - son inconstance).

Candy Walls par Trust, donc. Groupe n'a d'ailleurs rien à voir avec le groupe français de papys rockers du même nom, ceux là sont canadiens, ils s'appellent Robert Alfons et Maya Postepsk, et sortent ici leur tout premier single. Et pourraient être les rejetons cachés de Depeche Mode que ça ne choquerait personne tant on fleure ici l'influence New Wave à plein nez.


Leçon de photographie # 17 pour groupe indé' débutant voulant se donner une attitude

Sombre et mélancolique sur ce titre, mais aux sonorités chaudes et entêtantes, comme un capiteux parfum de fin d'été. La voix grave et chaude du monsieur n'y est d'ailleurs sûrement pas étrangère (et évoque plus que jamais Depeche Mode).




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# 33 - Lundiclip (12) qui tombait (vraiment) un Lundi - Beat and The Pulse par Austra

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique , | Le jour où on était le 18.4.11


Austra, groupe de nouveaux venus sur le label Domino Records, n'a contrairement à ce que laisse présager son nom absolument rien à voir avec les kangourous, les koalas ou l'Australie. Que sait-on d'autre de ce groupe, qui n'a donc rien d'austral ? Pas grand chose à dire vrai, hormis les quelques éléments suivants : ils sont trois (Katie Stelmanis, tête pensante - et chantante - du projet, Maya Postepski, et enfin Dorian Wolf) et sont basés à Toronto, comme les Crystal Castles, et commettent donc (puisque c'est ce qui nous intéresse ici) une musique très coldwave, avec une voix féminine dont la présence semble hanter des paysages dessinés par des beats sombres et glacés. On retrouve à ce propos une certaine parenté sonore avec Fever Ray ou The Knife.


Katie Stelmanis en costume de scène (ou presque)


L'objet du Lundiclip, donc, c'est ce titre, "Beat and The Pulse", et sa vidéo provocante (potentiellement NFSW suivant l'endroit où vous travaillez, à noter) dépeignant de façon inquiétante - et plutôt sexualisée - l'animalité (ou peut-être le côté surhumain) d'un groupe de femmes. Un clip étrange - qui pourra en choquer certains - qui met au final plutôt bien en valeur le titre.




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# 32 - Lundiclip (11) du retour du Jedi - Iron par Woodkid

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique , | Le jour où on était le 7.4.11


Je crois que plus jamais les Lundiclips ne tomberont pour de vrai un lundi. C'est fort regrettable, et plein d'ironie.

Ce clip donc, réalisé par le frenchy clippeur Yoann Lemoine pour sa propre carrière musicale sous le nom de Woodkid, pour son titre Iron. Une video en slow motion, en noir et blanc et en symboles (de guerre et de fin du monde, bien sûr), dotée d'une esthétique qui bien que classique est plutôt réussie.

(Parmi autres remarques utiles - ou moins utiles - l'androgyne blond(e) qu'on remarque dans la vidéo lors des plans avec la chouette n'est autre que le mannequin Agyness Deyn, laquelle fait ici un featuring éclair.)


Woodkid - Iron from WOODKID on Vimeo.

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# 31 - Le MecrediClip du come back (ou presque)

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique | Le jour où on était le 6.4.11

Non je n'ai pas disparu, oui j'ai un peu négligé ce blog. Et en particulier, cela fait quelques temps déjà qu'un clip du jour n'a pas été réassorti dans ces lignes.

Apportons donc un peu d'eau (ou d'encre, de jus d'orange, ou de ce que vous voulez) à ce moulin avec cette vidéo en vue subjective sur fond de musique plannante (tendance Empire of the Sun / Anoraak / Minitel Rose, pour vous faire un aperçu du genre de sonorités) à la sauce road-trip ricain. Vue subjective laquelle explore l'univers des possibles selon un mécanisme assez proche de celui exploité par Tom Tykwer dans le film Lola rennt. (L'un comme l'autre dépeignant des univers relativement trashos, 'remarquez.)

Audacieux et intrigant, sur une musique à la fois douce et hypnotique, les Cinnamon Chasers (rien que le nom est collector en soi, moi aussi je veux un chasseur de cannelle) ont donc bien mérité d'apparaître clip du jour pour ce Luv Deluxe sur mon blog de seconde zone.



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# 30 - Lundiclip (9) - Two Dots par Lusine

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique , | Le jour où on était le 14.3.11


Le Lundiclip d'aujourd'hui est réchauffé puisqu'il y a déjà quelques mois que j'ai déjà partagé cette vidéo sur le célèbre réseau social à la charte graphique toute de bleu vêtue. Mais il n'empêche que je l'aime beaucoup, au point de la (re)publier ici aussi.


Lusine - "Two Dots" from Ghostly International on Vimeo.

Musique et Mathématique, l'une ajoutée à l'autre, en tant qu'objet poétique. Ou encore trigonométrie des relations humaines. Un joli clip en équilibre.

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# 29 - Lundiclip (8) - Days par Creep (feat. The XXs Romy Madley Croft)

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique , , | Le jour où on était le 2.3.11

Une fois de plus les publications du blog se sont un peu espacées, la faute à pas l'temps.

Creep, donc, fait l'objet du lundiclip (en retard) de la semaine. Non, on ne parle pas ici de Creep, le célèbre titre de Radiohead, mais d'un groupe nouveau venu sur la scène de l'electronica cold wave, et composé de deux filles, dont notamment  Lauren Flax, DJette de Detroit connue pour ses remixes avec Fischerspooner et Le Tigre. Sur Days (titre présenté) Romy Madley Croft (aka la voix des XX) fait d'ailleurs un featuring vocal remarqué. Le résultat ? La collision d'une lande d'electronica glaciale avec la douceur de la voix de Romy, ou l'effet d'un bonbon Fisherman's Friend qui rafraichit et réchauffe en même temps.


Donc. Les deux filles là, ça fait plus de deux semaines qu'elles donnent le buzz sur internet avec leur EP. Le clip de Days en revanche est tout récent, et réalisé par Warren Fischer, la tête à penser (aussi bien en musique qu'en video-art) de Fischerspooner, excusez-du peu.

Un clip flippant et ensorcelé. De belles couleurs et quelques transitions réussies, mais pour le reste, surtout une ambiance, quelque part entre le jeu de lumières un peu vain et le film d'horreur. Impression partagée mais tout de même positive. (Et de toutes façons j'ai juste super hâte d'écouter l'album que donnera vraisemblablement un jour cette collaboration.)



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# 28 - Lundiclip (7) - Swallow par Crystal Fighters

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique , | Le jour où on était le 29.1.11

Le retour du Lundiclip (du samedi, ne cherchons pas à comprendre) avec les Crystal Fighters (à ne pas confondre avec les Crystal Castles dont il était question quelques articles plus bas ...). Les Crystal Fighters, je les aime beaucoup pour leur musique hallucinée, tenant à la fois des Vampire Weekend pour les rythmiques d'inspiration tribale, les instruments parfois vaguement World, ainsi que des poulains Electro les plus énervés du moment pour l'obstination énergique et les ruptures de rythme et d'intensité de chaque titre. Et fort à propos, il se trouve que Swallow (clip du jour) est le premier single de leur nouvel album intitulé Star Of Love tout juste sorti il y a quelques jours. Lequel promet d'être un grand, bel album.


La vidéo du jour est donc celle de Swallow, pour un clip complètement épileptique où l'élément aqueux semble doté d'un effet psychotrope certain (et autres métaphores liées au thème de l'eau : l'abandon de soi, la mort - la grande ou la petite d'ailleurs -, l'errance de la bouteille à la mer se laissant porter par le courant- au sens divaguer.). J'aime beaucoup cette dynamique.




Swallow by Crystal Fighters from Tobias Stretch on Vimeo.
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Pour la peine un second extrait de Star Of Love (version clippée par encore disponible chez les streameurs habituels), At Home, un autre titre que j'aime beaucoup, à la fois plus calme mais n'en restant pas moins rythmé, dense et dansant.






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# 27 - Au menu, du Vivaldi à l'Irlandaise - O'Stravaganza (2001) par Hugues de Courson

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique , | Le jour où on était le 25.1.11


Du Vivaldi à l'Irlandaise, voilà ce que je vous propose aujourd'hui dans ces lignes, ce qui changera des musiques électroniques qu'on y trouve d'habitude. On est en droit de se demander quel goût cela pourrait bien avoir d'ailleurs, du Vivaldi à l'Irlandaise. Qu'on se rassure il ne s'agit pas de la dernière recette de cuisine en vogue de chez marmiton.org, mais d'un projet-album de télescopage musical mené par le compositeur et musicien français Hugues de Courson, qui date quelque peu puisque datant de 2001. Ce monsieur n'en était d'ailleurs pas à son coup d'essai, puisqu'il avait auparavant déjà largement collaboré à des collisions du même type, et en particulier Lambarena (J.S. Bach & musiques traditionnelles africaines) et Mozart l'Egyptien (W.A. Mozart -logique- & musiques orientales). 


O'Stravaganza (2001) et son visuel évoquant vaguement une croix celtique irlandaise

Une certaine obsession pour le métissage musical, donc. Bien qu'intéressants, ces précédents opii avaient pourtant tendance à approcher le cousinage musical de façon superficielle et "horizontale", se basant le plus souvent sur l'enchaînement de motifs tantôt World, tantôt classiques. Il manquait encore une dimension verticale dans le son, une simultanéité des influences, pour rendre leur cohérence à de tels projets. 

Or, sur O'Stravaganza (Comme le lecteur s'en doutera, cet album mélange les genres entre A. Vivaldi et la musique celtique traditionnelle irlandaise), cette synchronicité semble enfin présente, notamment permise par le timbre des instruments mis en jeu, lesquels appartiennent majoritairement au folklore celtique. Ainsi les transitions entre les passages baroques et les passages traditionnels sont fluides, l'équilibre instrumental déroutant mais pas déplaisant, et le tout curieusement harmonieux. Assurément bâtard, mais séduisant. 



Extrait choisi pour illustration sonore ...


Pour vous faire votre propre idée si ce type de musique vous fait vibrer, l'album est en écoute intégrale sur MusicMe (Attention, sélectionner le CD2) (Clique clique)

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# 26 - Un album d'electro-world pour changer - Everything Must Change (2005) par Orange Blossom

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique | Le jour où on était le 22.1.11


Si l'on devait chercher à classer à tout prix Orange Blossom dans la grande famille des genres et sous-genres musicaux (qui ne sont que des ersatz bien imparfaits ... la musique, la vraie, étant faite de bâtardises et autres collisions plus ou moins inattendues), c'est d'electro-world dont on qualifierait le groupe nantais. Electro-world étant encore bien trop vague et générique à mes yeux, parce que : electro comment, world comment, comme de la techno minimale allemande avec des tamtams ? Point du tout, justement. Orange Blossom réalise une synthèse dub (lorgnant parfois même du côté du trip-hop) des musiques traditionnelles orientales. Le tout sur le mode sensible, porté par une voix superbe que soutiennent les rythmiques modernes.


Une certaine inspiration orientale vient aussi taquiner le graphisme de la pochette 

Everything Must Change est leur dernière parution, datant de 2005. (Je ne crois pas que la formation ait perduré, il s'agit donc vraisemblablement du dernier album des musiciens sous ce nom de groupe.) Un grand album, à la fois exotique et mélancolique, et puis qui nous sort du paradigme du groupe français qui chantonne avec l'accent parisien ou qui  massacre la langue de Shakespeare, puisque le chant y est en arabe. Ce qui est pour une fois l'occasion d'apprécier la beauté des nuances de cette langue (et puis sur le plan mélodique, la composition qui joue avec les quarts de ton, tout ça), même lorsque comme moi on n'y comprend fichtrement rien (mais qu'on trouve ça beau sous forme chantée).

L'album est en écoute intégrale chez deezer (clique clique), et ci-dessous voici trois morceaux choisis (mes préférés), chacun dans un registre très différent et décrivant assez bien la tonalité générale de l'album.



Desert Dub pour l'inspiration dub (sans blagues ..)



Cheft El Khof pour une inspiration un peu plus electro (et c'est ma préférée de l'album)



Et enfin Souffrance pour le côté lyrico-triste (mais si beau)

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# 25 - Un album là comme ça, mais sur de la musique Pop - Origami par Le Couleur

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique | Le jour où on était le 20.1.11


Tout a commencé lors de mon réveil ce matin, j'étais sereine et zen avec mes cernes, j'étais bien (mais surtout en retard) et un petit air entraînant tournait et retournait sans relâche comme ceci dans ma tête ♫ Je ne veux pas travailler, je ne veux pas déjeuner, je veux seulement oublier et puis je fume . Pink Martini, donc.


Sympathique - Pink Martini

Je savais alors que c'était fini, que la pop légère et sucrée avait déjà gagné. Je n'avais plus qu'à oublier, sortir fumer, et puis surtout arrêter de travailler. Mais tout ça en écoutant de la musique pop (et en allant travailler) quand même, dont acte.


"Put your hands up, in the air, put your hands up, in the air !"

Le Couleur (déterminant au singulier, car c'est bel et bien le nom du groupe dont je vais vous parler) est une petite formation canadienne qui chantonne doucereusement une pop Barbapapa onctueuse mais acidulée et agréable à écouter. Et le tout en français, forcément, puisqu'ils sont québécois. 

Leur premier album, intitulé Origami est sorti il y a quelques mois en 2010, album lequel a un je ne sais quoi de Burgalat ou de Nouvelle Vague, un soupçon de Serge Gainsbourg & Jane Birkin dans la fraîcheur faussement naïve des paroles. Il existe de pires références. Et puis aussi et surtout ce petit côté kitsch (ou tout du moins old school) sans jamais vraiment se péter la gueule sur le fil ténu du bon goût. C'est coloré et entraînant, de la musique pop légère et efficace. 


Origami en streaming sur Grooveshark

J'aime bien la plupart des titres de l'album (ce qui est rare de ma part), avec une toute petite préférence pour Origami, bien que ce ne soit pas celui qui décrive le mieux l'atmosphère du LP. A écouter pour travailler, ou pour ne pas travailler comme vous voulez. Mais dans la légèreté.

Et d'autres chansons sont à écouter sur leur Myspace.


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# 24 - L'article qui n'avait pas d'idée intelligente de titre - Bit-pop suédoise et autres curiosités

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique , | Le jour où on était le 19.1.11


Ok. Je l'avoue et le concède tout net, le titre donné à cet article a un petit côté prétentieux (tout assumé), puisque je ne vais mentionner que deux groupes du cru dans ces lignes : Slagsmålsklubben tout d'abord, puis Thermostatic. D'où ce paragraphe d'excuse préliminaire.

Commençons par le moins prononçable des deux, j'ai nommé Slagsmålsklubben (Atchoum, à mes souhaits), mot lequel n'a strictement rien à voir avec le mobilier d'un célèbre vendeur de meubles à enseigne bleue et jaune, mais désigne un groupe suédois d'électro-pop à la musique bien glitch (voire kitsch par moments) mais néanmoins catchy et bien barrée.


Et sinon, Slagsmålsklubben en suédois ça veut dire Fight Club, comme le livre et le film éponymes.

A ce stade, vous vous demandez peut-être dans quel délire geeko-musical je suis partie (bit-pop ? synth-pop ? Maisquestcequelleraconte ?) et dans quelle langue étrangère je suis en train d'halluciner par écrit. Disons pour résumer rapidement qu'il s'agit d'un sous genre de musique electro-pop (sans blague) se basant notamment sur des sons assez basiques issus de composants électroniques primitifs, du genre de ceux qui généraient la musique dans les consoles de notre enfance (ou de celles de nos grands frères / grandes soeurs). Ce qui n'empêche pas de greffer par dessus tout cela la palette électro contemporaine, mais en conservant une petite coloration old-school ... de la même façon qu'un riff de guitare saturé d'une certaine façon pourrait contribuer à typer une chanson rock vers le metal-rock (Et une comparaison tirée par les cheveux, une.)

Et puisque ce blog ne sert franchement à rien s'il n'y a pas de musique et que le blabla ne lui réussit pas forcément, les streamings vers mes titres préférés :


 
  Sponsored By Destiny by Slagsmålsklubben



The world becomes fame by Slagsmålsklubben

J'allais normalement finir mon article ici (parce que l'article était déjà trop long, et parce qu'il ne faut pas déconner), puis je me suis souvenue de Thermostatic et de ses compositions sympathiques, quoique dans un registre plus techno qu'IDM (Et au passage je précise pour thermostatique - rien à voir avec les vannes de radiateur qui ont causé mon malheur il y a quelques temps, à l'attention des quelques thermophiles qui seraient tentés de me faire la blague - synonyme de vanne par ailleurs - ...)

" - Salut, je suis une pochette d'album électro, tu veux faire joujou avec mon Joystick ?"

Mais bref. Thermostatic est un rien plus orienté dance que les suédois précedents mais recelle aussi quelques titres assez sympathiques (quoiqu'un peu moins riches dans les sonorités). Extraits choisis, et ensuite c'est à vous de voir.




Driving by Thermostatic


 

C'est tout pour aujourd'hui (et un jour, oui un jour j'écrirais des choses ici sur des musiques n'ayant rien d'électronique, promis).

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#23 - Le Lundiclip (6) du mardi - Robert Smith feat. Crystal Castles

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique , , | Le jour où on était le 18.1.11


Bien le bonjour et youpi matin tout ça. Il n'y a eu de Lundiclip ni la semaine dernière ni hier, certes, et par conséquent je suis une mauvaise fille (dans les limites du raisonnable cependant) et tout. Mais laissez-moi me rattraper aux branches avec cette version alternative de Not in Love des Crystal Castles laquelle inclut un featuring vocal de toute beauté par Robert Smith. Mais si, le chanteur de The Cure, ce groupe emblématique de la Cold Wave qu'on ne fera pas l'affront au lecteur de présenter dans ces lignes ... (Not In Love étant extrait d'un album dont je vous ai déjà parlé (lien) il y a quelques mois.)


Ceci est une image purement illustrative, oui. Mais je l'aime bien quand même cette image.

Autant la version originale (ami lecteur ceci est un lien tu peux cliquer) et la voix électroniquement saturée d'Alice Glass pouvaient agacer (un petit côté strident lorsqu'elle chante, et des paroles au final peu compréhensible), autant le timbre clair, écorché mais néanmoins chaud du leader de The Cure fait ici merveille. A vous de voir (ci-dessous). En tout cas cette version m'a conquise, bien plus que l'originale.





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# 22 - Sans Libellé - Le titre sorti de nulle part - Colouring of Pigeons par The Knife

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique | Le jour où on était le 10.1.11


Je vous ai déjà (et même plusieurs fois, parce que non, je ne suis pas du tout obsessionnelle comme fille) parlé du duo de The Knife et de leur electronica d'avant-garde. Cependant, je n'avais jusque là jamais mentionné leur dernier album, paru en début d'année dernière et intitulé (de façon fort sibylline au demeurant) Tomorrow, in a Year

Tomorrow, in a Year (2010) par The Knife

Il s'agit d'un album dense, que j'ai trouvé assez difficile d'approche. D'un album très ambitieux aussi, puisqu'il se présente sous la forme d'un opéra post-moderne, réalisé en collaboration avec Mt. Sims et Planningtorock). On abandonne ici complètement l'électro restant plus ou moins calibrée pop d'un Silent Shout (Ou même d'un Pass This On, allez) pour rentrer dans du bon grand délire expérimental. Je ne chroniquerai pas l'album, car d'une part je n'ai pas forcément accroché à l'objet dans sa globalité et d'autre part je ne lui ai de toutes façons pas accordé un nombre d'écoutes suffisant, mais le décor est néanmoins posé, suffisamment pour que je puisse ajouter ici Colouring of Pigeons (Y'en a que ça risque de faire rire, oui ..), LE titre auquel j'ai accroché et dont l'article fait objet.



 
  Colouring of Pigeons by Rabid Records

Une longue pièce de 11 minutes, avec une voix réellement typée opéra (qui pour une fois n'est pas celle de Karin D. Anderson mais de l'une des collaboratrices), qui débute dans un climat sombre pour poursuivre toute en progression baroque. On y trouve très peu d'instruments électroniques, qui sont ici remplacées par les cordes et le chant. The Knife, plus acoustique donc, mais toujours aussi dark, et kiffant pour qui n'a pas peur des atmosphères désespérées et de la musique qui s'écoute d'abord avec le cerveau. 

Indéfinissable, insaisissable, très Fever-Ray-ien en pire, j'aime assez, j'aime bien, j'aime beaucoup en fait.


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# 21 - Lundiclip (5) de l'entre-fêtes

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Ecrit par D_Z | Dans la rubrique , | Le jour où on était le 27.12.10

Sur ces entrefaites (et entre-fêtes surtout), le Lundiclip court toujours, tel le furet du Bois-Joli etc. 




PVT - Window (formerly Pivot) from Warp Records on Vimeo.


PVT, donc, est un groupe de rock expérimental australien qui a pas mal fait jaser la blogosphère ces derniers mois avec son dernier album Church with No Magic, considéré par certains (dont les Inrocks, il me semble) comme le chaînon manquant menant à Radiohead, et par d'autres comme ... une vaste fumisterie.

Je ne prendrai ici point parti, et me contenterai de partager ce clip plutôt sympathique, qui aurait pu s'intituler "The Rockband Experience" ou encore "Vis ma vie de Groupe de Rock". C'est immersif, ludique à tendance geek (Du FPS Game au FPM - First Person Musician), et surtout plein d'énergie, de la salle de répet' à la scène. Un petit clip sans grande prétention technique mais enthousiaste, et partant d'une vraie bonne idée.

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